Prothèse partielle du genou (unicompartimentale ou PUC)

QU’EST-CE QUE C’EST L’ARTHROSE DU GENOU ?

L’articulation du genou est composée par l’extrémité inférieure de l’os du fémur et par l’extrémité supérieure de la jambe (le tibia) avec en avant l’os de la rotule (patella). Le genou plie, glisse et tourne sans frottement grâce au cartilage qui recouvre les os.
L’articulation du genou est maintenue par les ligaments intra articulaires (ligament croisé antérieur et ligament croisé postérieur), les ligaments collatéraux (ligament collatéral latéral et ligament collatéral médial) et par les muscles qui l’entourent avec le quadriceps qui se termine sur la patella (la rotule).

 

L’arthrose est l’usure du cartilage. Lorsqu’il n’y a plus suffisamment de cartilage les os frottent les uns contre les autres et provoquent des douleurs, des raideurs et des blocages.
Cette arthrose peut toucher tout le genou (arthrose totale du genou) ou bien un seule partie du genou (arthrose partielle du genou). Cette arthrose partielle, peut être une séquelle de fracture du plateau tibial externe, une ostéonécrose du condyle fémoral ou tibial. Le plus souvent cette arthrose est localisée au compartiment fémorotibial médial, elle est soit sans cause particulière ou bien résulte d’une de l’ablation d’un ménisque (ménisectomie).

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QU’EST CE QU’UNE PROTHÈSE PARTIELLE DU GENOU ?

Qu’est ce qu’une prothèse partielle du genou (ou prothèse unicompartimentale dite PUC) ?

Les prothèses partielles du genou visent à réparer seulement la partie abimée du genou et de restaurer l’anatomie initiale de l’articulation.
On parle de prothèse partielle interne (ou médiale), externe (ou latérale) et plus rarement fémoropatellaire (articulation entre le fémur et la rotule).

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POURQUOI UNE PROTHÈSE PARTIELLE DU GENOU ?

Pourquoi une prothèse partielle du genou (unicompartimentale ou PUC) plutôt qu’une prothèse totale du genou ?

La prothèse partielle ne remplace que le compartiment usé, laisse les ligaments intra articulaire intact et permet donc d’avoir un genou beaucoup physiologique, naturel qu’avec une prothèse totale de genou, les résultats sont donc meilleur qu’avec une prothèse totale de genou (Willis-Owen, Brust et al. 2009, Felts, Parratte et al. 2010, Kleeblad, van der List et al. 2018). (Burn, Sanchez-Santos et al. 2018)
Les patients bénéficiant d’une prothèse partielle du genou sont plus à même d’oublier leur genou artificiel dans la vie de tous les jours et sont donc plus satisfait que ceux ayant une prothèse totale (Zuiderbaan, van der List et al. 2017).
A un an de l’intervention, pour les PUC posées avec l’assistance robotique le taux de patients satisfaits et très satisfaits est de plus de 92% (Pearle, van der List et al. 2017).

Cependant la durée de vie des prothèses partielles du genou, quand elles sont posées de manière classique, est inférieure à celle des prothèses totales de genou (Kleeblad, van der List et al. 2018)
En revanche avec la chirurgie robotique, cette durée de vie est nettement améliorée (Christ, Pearle et al. 2018).

DANS QUELS CAS PROPOSER UNE PROTHÈSE PARTIELLE DU GENOU (PUC) ?

D’une manière générale la prothèse ne s’envisage qu’après échec du traitement médical (repos, rééducation, antalgique, infiltration).
Lorsque l’arthrose est isolée et qu’elle ne touche qu’une seule partie du genou on peut envisager la prothèse partielle du genou.
Comme on ne change qu’une partie du genou les autres doivent être fonctionnelles.
Ainsi le ligament croisé antérieur (LCA) doit être intact. Un antécédent de rupture du LCA est une contre-indication formelle à cette prothèse.
Les autres contre-indications sont une arthrose inflammatoire (arthrite, chondrocalcinose…), une déformation trop importante du genou.
L’impossibilité de tendre la jambe (flessum) ou une déformation en dehors ou en dedans de plus 10° ne peut pas être corrigée par ce type de prothèse et sont donc des contre-indications.
Un os jugé trop fragile et/ou une obésité majorent le risque de fracture et peuvent être une contre-indication.

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QUELS SONT LES AVANTAGES D’UNE PROTHÈSE PARTIELLE DU GENOU (PUC) POSÉE AVEC L’ASSISTANCE ROBOTIQUE ?

La prothèse partielle ne remplace que le compartiment usé, laisse les ligaments intra articulaire intact et permet donc d’avoir un genou beaucoup physiologique, naturel qu’avec une prothèse totale de genou, les résultats sont donc meilleur qu’avec une prothèse totale de genou (Willis-Owen, Brust et al. 2009, Felts, Parratte et al. 2010, Kleeblad, van der List et al. 2018). (Burn, Sanchez-Santos et al. 2018)
Les patients bénéficiant d’une prothèse partielle du genou sont plus à même d’oublier leur genou artificiel dans la vie de tous les jours et sont donc plus satisfait que ceux ayant une prothèse totale (Zuiderbaan, van der List et al. 2017).
Avec l’assistance du robot pour la pose d’une PUC, l’incision est plus petite et la récupération plus rapide qu’avec une prothèse totale de genou (Kayani, Konan et al. 2018). A un an de l’intervention, pour les PUC posées avec l’assistance robotique le taux de patients satisfaits et très satisfaits est de plus de 92% (Pearle, van der List et al. 2017).

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AVANT LE TRAITEMENT

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    QUELS SONT LES EXAMENS À FAIRE AVANT LA PREMIÈRE CONSULTATION ?

    De simples radiographies du genou suffisent avec cependant plusieurs clichés : face, profil, incidence en SCHUSS (permet d’apprécier au mieux l’usure du cartilage entre le fémur et le tibia), défilé fémoropatellaire (pour apprécier l’usure de la rotule) et Pangonogramme (pour juger de la déformation du genou). Ces radiographies peuvent être prescrites par votre médecin traitant.

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    QUELS SONT LES EXAMENS SPÉCIFIQUES À LA PROTHÈSE PARTIELLE DU GENOU (PUC) ?

    Scanner du genou pour reconstruction en trois dimensions. Ce scanner est fait à la Clinique TIVOLI le même jour que la consultation pré anesthésie et la pré admission à la clinique.

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    QUEL EST LE BILAN À FAIRE AVANT L'INTERVENTION CHIRURGICALE ?

    Une fois la décision prise de l’intervention un bilan biologique est prescrit.
    En fonction de vos antécédents et de votre âge, une consultation chez le cardiologue est nécessaire.
    Une consultation avec l’anesthésiste est programmée avant l’intervention. Lors de cette consultation, il faut se munir de l’ordonnance la plus récente de vos traitements, des résultats du bilan biologique et des différents comptes rendus (cardiologues, autres spécialistes).
    Un bilan dentaire (avec panoramique dentaire) à la recherche de foyer infectieux est recommandé.
    D’une manière générale toutes les pathologies autres que l’arthrose doivent être traitées avant l’intervention.

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    QUELS SONT LES MATÉRIAUX QUI COMPOSENT LA PROTHÈSE PARTIELLE DU GENOU ?

    Les parties métalliques au fémur et au tibia sont composées d’un alliage de Chrome cobalt et Nickel. Il est important de signaler vos allergies et notamment d’allergie au Nickel (le nickel rentre en partie dans la composition des bijoux fantaisies).
    Pour éviter le frottement entre ces deux parties il est positionné un insert en polyéthylène hautement réticulé (hautement résistant).
    Les parties métalliques sont soit fixées à l’os par du ciment acrylique soit fixées directement à l’os grâce à un traitement de surface poreux dans lequel l’os repousse.

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    COMMENT ME PRÉPARER À L'INTERVENTION ?

    En premier lieu, si vous fumez, il est impératif d’arrêter ! En effet le tabac multiplie le risque de mauvaise cicatrisation et d’infection de la prothèse. Il est formellement contre indiqué de fumer dans les 3 semaines qui précèdent l’intervention et dans les six semaines qui suivent. De nombreuses aides existent pour vous permettre d’arrêter, demandez à votre chirurgiens, à votre médecin ou votre pharmacien, ils sauront vous guider. Tabac-info-service.fr ou tel 3989
    L’arthrose entraîne une diminution d’activité physique et un enraidissement de l’articulation et une rétractation musculaire. Il est donc important de conserver ou reprendre une activité physique avant l’intervention. Cela peut être la marche à pied, vélo, ou séances de kinésithérapie prescrites par votre chirurgien.
    Au niveau organisationnel il est important de se réserver une période après l’opération d’au moins 3 semaines sans contraintes, tout devra être fait pour la récupération de votre genou.

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LE TRAITEMENT

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    COMMENT SE DÉROULE L'INTERVENTION ?

    Elle est réalisée au bloc opératoire sous rachi anesthésie (anesthésie localisée aux jambes) ou sous anesthésie générale.
    Elle est toujours faite par le docteur Hazotte ou le docteur Bardou-Jacquet avec l’aide du robot chirurgical.
    Une incision est faite à la face antérieure du genou, des capteurs sont positionnés sur le tibia et le fémur permettant de coupler la reconstruction de votre genou en trois dimensions avec le robot. Le chirurgien choisit le positionnement des coupes osseuses et les réalise grâce au bras robotisé. Ce bras empêche également d’abimer les ligaments et le cartilage sain du genou(Kayani, Konan et al. 2018). Des implants d’essais sont positionnés. Grâce aux capteurs, le bon fonctionnement du genou est vérifié en temps réel. Le robot permet de réajuster au mieux les implants (précision de 0,5 millimètre)(Christ, Pearle et al. 2018). Les implants définitifs sont ensuite placés (impactés ou scellés avec du ciment). Le genou est ensuite refermé. L’intervention dure environ une heure, sans garrot l’hémostase est réalisée pendant l’intervention.
    Le robot permet de mieux positionner les implants définitifs (Bell, Anthony et al. 2016)

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    COMMENT SE DÉROULE LE SÉJOUR EN CLINIQUE ?

    L’hospitalisation se fait le matin même de l’intervention selon le protocole de réhabilitation améliorée pour la chirurgie (RAAC) orthopédique.
    Une douche est prise avant de partir au bloc opératoire.
    Après l’intervention, on passe en salle de réveil où on place une attelle de cryothérapie sur le genou avant le retour en chambre.
    L’après-midi, le kinésithérapeute de la clinique passe pour le premier lever. La marche avec deux béquilles est recommandée, l’appui total est possible et indolore. Le genou plie facilement de 0 à 90°.
    Si une hospitalisation en ambulatoire était programmée et que les critères d’aptitudes à la sortie sont remplis le retour à domicile peut se faire le jour de l’intervention (chirurgie ambulatoire). Autrement la première nuit se fait à la clinique avec un retour à domicile le lendemain.

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    COMMENT SE FAIT LE RETOUR À DOMICILE ET LES RECOMMANDATIONS ?

    Le retour à domicile a été préparé, organisé avant l’intervention.
    Le retour se fait en présence de votre accompagnant à l’aide de son véhicule ou d’un VSL. Vous êtes capable de monter des escaliers. Il est recommandé de ne pas trop forcer les cinq premiers jours pour limiter l’hématome. La marche est la meilleure rééducation.
    L’infirmière passe pour refaire les pansements et les injections d’héparines contre les phlébites si elles ont été prescrites.
    Des séances de rééducation à domicile ou d’emblée au cabinet peuvent être réalisées.
    Les béquilles doivent être gardées 15 jours.
    La conduite automobile peut être reprise à partir du 15° jour.

APRÈS L’INTERVENTION

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    LA PRISE EN CHARGE DE LA DOULEUR. VAIS-JE AVOIR MAL ?

    Non, la douleur est sous votre contrôle. Le genou doit rester peu douloureux, on dit « confortable ».
    Le premier jour le genou est peu, voire pas du tout douloureux cela grâce à la préparation pré opératoire, aux antalgiques donnés par l’anesthésiste, aux injections péri articulaires d’anesthésique locaux, à l’attelle de cryothérapie.
    Lors de votre retour à domicile vous avez déjà chez vous tous les médicaments nécessaires au bon contrôle de la douleur. Les consignes de prise de ces médicaments sont écrites et expliquées avant l’intervention. L’orthèse de cryothérapie permet également de contrôler la douleur pendant les périodes de repos. Le confort s’améliore grandement à partir du dixième, quinzième jour lors du début de résorption de l’hématome.

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    QUEL EST LE PROGRAMME DE RÉÉDUCATION ?

    La rééducation se fait avec le kinésithérapeute qui vous a pris en charge avant l’intervention, il connaît déjà vos capacités et a pu planifier un programme de rééducation avec vous.
    Entre les séances de rééducation, la marche reste le meilleur moyen de progresser.
    Il est nécessaire de s’accorder des plages de repos plusieurs fois dans la journée.

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    QUEL SPORT PRATIQUER ?

    Il n’y pas de sports formellement contre indiqués à l’exception des sports de contact comme le foot ou le rugby et des sports avec impacts répétés comme la course à pieds ou le tennis en simple sur terrain dur. Le risque est la fracture de l’os sous la prothèse ou le décollement de la prothèse, ce qui impose un changement de prothèse.
    Ainsi le ski est autorisé de même que le tennis. Le golf, le cheval, la randonnée, même en montagne, sont de nouveau possibles avec une prothèse partielle du genou. Le vélo et la natation sont fortement recommandés.
    On peut courir mais on ne peut pas pratiquer le jogging ou la course d’endurance. En effet la succession de chocs répétés entraine une usure plus rapide des implants et donc une révision plus précoce.

LES RÉSULTATS À ESPÉRER

Quel résultat espérer ? Comment vit-on avec une prothèse partielle du genou ?

A partir de trois mois le genou est indolore, la marche s’effectue sans canne et sans restriction du périmètre de marche.
Un travail sédentaire peut être repris à partir de un mois, un mois et demi alors qu’un travail physique nécessite 4 à 6 mois de convalescence.
Les activités sportives peuvent être reprises à partir du 6° mois.
Le résultat peut mettre un an à s’installer, cela dépend de l’état de votre genou et surtout des muscles et tendons qui l’entourent. De même, votre état général joue un rôle important dans la vitesse de récupération et la qualité du résultat final.
La prothèse partielle du genou est celle qui permet le plus souvent d’avoir un genou dit « oublié »(Zuiderbaan, van der List et al. 2017).

COMPLICATIONS

Les plus fréquentes

La phlébite peut survenir en dépit du traitement anticoagulant. Il s’agit d’un caillot qui se forme dans les veines des jambes,
celui-ci peut migrer et entrainer une embolie pulmonaire. Cette complication est devenue exceptionnelle depuis la mise en place des protocoles de récupération amélioré après chirurgie (RAAC) permettant un lever immédiat et une marche sans douleur.

L’hématome : comme toute chirurgie, il existe un risque d’hématome qui se résorbe en règle tout seul, il peut exceptionnellement nécessiter un drainage chirurgical. Ce risque d’hématome est réduit par l’hémostase soigneuse faite au cours de l’intervention. De plus l’injection en fin d’intervention dans l’articulation d’un produit hémostatique réduit le volume de cet hématome de même que la cryothérapie et les bas de contention.

La raideur du genou : la cicatrisation des tissus dans le genou peut créer des adhérences qui vont limiter la flexion. C’est pourquoi il est indispensable de bien mobiliser son genou et de réaliser sa rééducation plusieurs fois par jour.
d. L’algodystrophie : phénomène douloureux et inflammatoire encore mal compris, elle est traitée médicalement et peut durer plusieurs mois (voire parfois années), entrainant une prise en charge spécifique avec rééducation adaptée, bilans complémentaires et parfois prise en charge spécifique de la douleur. Elle est imprévisible dans sa survenue comme dans son évolution et ses séquelles potentielles.

L’infection : est une complication rare mais grave. Elle peut survenir même très longtemps après la chirurgie et peut provenir d’une infection à distance du genou, comme une infection dentaire ou urinaire. Une infection sur la prothèse peut conduire à une nouvelle chirurgie avec un changement partiel ou total de la prothèse. Il faudra donc surveiller attentivement, traiter les infections toute votre vie et prendre bien soin de votre peau en évitant toute plaie qui constituerait une porte d’entrée pour les bactéries. Il est INTERDIT de fumer pendant la période de cicatrisation, le tabagisme augmentant de manière significative le taux d’infection. Les autres facteurs augmentant le risque d’infection au décours de l’intervention sont l’obésité, le diabète (d’autant plus s’il est mal équilibré, les traitements par corticoïdes, la dénutrition, la colonisation des narines par le Staphylococcus aureus (patients vivants en collectivité comme dans les EHPAD)

Une hypoesthésie de la face antérieure du genou (sensation de « peau cartonnée ») au niveau de la cicatrice est parfois présente. Elle est due à la section des petits rameaux nerveux qui barrent l’accès à l’articulation du genou. Cette hypoesthésie récupère en 1 an environ, parfois de manière incomplète.

QUELLE EST LA DURÉE DE VIE D’UNE PUC ?

Le taux de survie des prothèses partielles du genou posées sans l’assistance du robot est de 80% à 10 ans (Niinimaki, Eskelinen et al. 2014) ce qui est nettement inférieur à celui des prothèses totales de genou qui est de 93,3%.
La cause d’échec chez les sujets de moins de 65 ans est le descellement des implants ou la progression de l’arthrose dans le reste du genou (A, Robertsson et al. 2010). Ces descellements et cette progression de l’arthrose dans le reste du genou sont principalement dus au mauvais positionnement des implants (Epinette, Brunschweiler et al. 2012).
L’assistance du robot permet de mieux positionner les implants (Bell, Anthony et al. 2016) et améliore la survie des prothèses partielles du genou (Kleeblad, Borus et al. 2018).
Ainsi on peut espérer que la durée de vie d’une prothèse partielle du genou posée avec l’assistance du robot chirurgical soit la même qu’une prothèse totale, c’est-à-dire 15 à 20 ans.

ANNEXES

A, W. D., et al. (2010). « Unicompartmental knee arthroplasty in patients aged less than 65. » Acta Orthop 81(1): 90-94.
Bell, S. W., et al. (2016). « Improved Accuracy of Component Positioning with Robotic-Assisted Unicompartmental Knee Arthroplasty: Data from a Prospective, Randomized Controlled Study. » J Bone Joint Surg Am 98(8): 627-635.
Burn, E., et al. (2018). « Ten-year patient-reported outcomes following total and minimally invasive unicompartmental knee arthroplasty: a propensity score-matched cohort analysis. » Knee Surg Sports Traumatol Arthrosc 26(5): 1455-1464.
Christ, A. B., et al. (2018). « Robotic-Assisted Unicompartmental Knee Arthroplasty: State-of-the Art and Review of the Literature. » J Arthroplasty 33(7): 1994-2001.
Epinette, J. A., et al. (2012). « Unicompartmental knee arthroplasty modes of failure: wear is not the main reason for failure: a multicentre study of 418 failed knees. » Orthop Traumatol Surg Res 98(6 Suppl): S124-130.
Felts, E., et al. (2010). « Function and quality of life following medial unicompartmental knee arthroplasty in patients 60 years of age or younger. » Orthop Traumatol Surg Res 96(8): 861-867.
Kayani, B., et al. (2018). « Iatrogenic Bone and Soft Tissue Trauma in Robotic-Arm Assisted Total Knee Arthroplasty Compared With Conventional Jig-Based Total Knee
Arthroplasty: A Prospective Cohort Study and Validation of a New Classification System. » J Arthroplasty 33(8): 2496-2501.
Kayani, B., et al. (2018). « Robotic-arm assisted total knee arthroplasty is associated with improved early functional recovery and reduced time to hospital discharge compared with conventional jig-based total knee arthroplasty. » Bone Joint J 100-B(7): 930-937.
Kleeblad, L. J., et al. (2018). « Midterm Survivorship and Patient Satisfaction of Robotic-Arm-Assisted Medial Unicompartmental Knee Arthroplasty: A Multicenter Study. » J Arthroplasty 33(6): 1719-1726.
Kleeblad, L. J., et al. (2018). « Larger range of motion and increased return to activity, but higher revision rates following unicompartmental versus total knee arthroplasty in patients under 65: a systematic review. » Knee Surg Sports Traumatol Arthrosc 26(6): 1811-1822.
Niinimaki, T., et al. (2014). « Unicompartmental knee arthroplasty survivorship is lower than TKA survivorship: a 27-year Finnish registry study. » Clin Orthop Relat Res 472(5): 1496-1501.
Pearle, A. D., et al. (2017). « Survivorship and patient satisfaction of robotic-assisted medial unicompartmental knee arthroplasty at a minimum two-year follow-up. » Knee 24(2): 419-428.
Willis-Owen, C. A., et al. (2009). « Unicondylar knee arthroplasty in the UK National Health Service: an analysis of candidacy, outcome and cost efficacy. » Knee 16(6): 473-478.
Zuiderbaan, H. A., et al. (2017). « Unicompartmental knee arthroplasty versus total knee arthroplasty: Which type of artificial joint do patients forget? » Knee Surg Sports Traumatol Arthrosc 25(3): 681-686.